Cabinet de RH et de Formation en entreprise à VERNON

Cabinet de RH et de Formation en entreprise à VERNON, RYMO Conseil et Formation est spécialisé, depuis plus de 10 ans maintenant, dans l’accompagnement des élus du CSE/CSSCT et dans la gestion des ressources humaines (GRH). 

Il s’adresse aux PME, Administrations, Associations et grandes entreprises, et propose ses services sur l’ensemble de la France.

Faisant de vos ambitions les nôtres, nous transmettons sans cesse, le goût de la performance et la recherche de l'excellence à nos équipes, tout en veillant à maintenir une ambiance de travail sereine. Notre savoir-faire, reconnu par nos clients depuis longtemps, a été enrichi par notre forte connaissance de l'entreprise, la diversité intellectuelle et culturelle de nos partenaires.

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  • Formation continue
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  • Audit social (rémunération - climat social - législation sociale)

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Pour tout renseignement complémentaire, contactez notre cabinet de RH et de formation en entreprise. Situés à Vernon, dans l'Eure (27), nous intervenons en Normandie et dans toute la France. Parcourez également les actualités et les brèves de notre cabinet d'audit pour rester informé des nouveautés en matière de législation sociale.

Actualités

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SALARIEE EN ARRÊT MALADIE - EN CONGES PAYES : DES SOLLICITATIONS REPETEES DE L'EMPLOYEUR PEUVENT SUFFIRE A CARACTERISER LE HARCELEMENT MORAL

Par une décision du 21 octobre 2026 N°25-10.793, la chambre sociale de la Cour de cassation a jugé que des sollicitations répétées de l'employeur pendant les périodes de suspension de contrat (Congés payés, arrêt maladie, chômage partiel) peuvent caractériser un harcèlement moral, même lorsqu'elles sont toutes de même nature. 

Une salariée a reçu pendant ses arrêts maladie, ses congés payés et ses périodes d'activité partielle, environs 279 appels, courriels et SMS. Devant la Cour d'appel de Chambéry, elle invoquait le harcèlement moral de l'employeur.

Le harcèlement moral suppose des agissements répétés contre un salarié, qui ont pour objet ou pour effet, une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel  (Article L.1152-1 du code du travail). 

Le code du travail ne précise pas si les agissements répétés doivent être de nature différentes ou s'ils peuvent identiques. C'est sur ce point que la Cour de cassation a apporté la réponse juridique.

Solution de la Chambre sociale de la Cour de cassation : Casse et annule l'arrêt de la Cour d'appel de Chambéry et renvoie l'affaire devant les juges d'appel de Grenoble. 

Les juges de la haute juridiction ont décidé que l'existence d'un harcèlement moral n'implique pas que la répétition exigée par la loi porte sur des agissements de nature différente. 

La décision de la chambre sociale s'aligne sur celle de la chambre criminelle. Des centaines de sollicitations identiques ne constituent pas un fait unique, mais autant d'agissements susceptibles de caractériser la répétition et donc, le harcèlement moral.

Pour ce faire, les juges d'appel doivent apprécier l'ensemble des faits établis au regard es éléments médicaux produits par la salariée.

Cabinet RYMO Conseil et Formation

Département juridique et communication

03/11/2026

LE RECU POUR SOLDE DE TOUT COMPTE NON SIGNE PAR LE SALARIE : LA CHARGE DE LA PREUVE DU VERSEMENT DES SOMMES RECLAMEES INCOMBE A L'EMPLOYEUR

Par un arrêt du 30 septembre 2026, la Cour de cassation a décidé qu'un reçu pour solde de tout compte non signé par le salarié ne prouve pas que les sommes dues lui ont été versées. En cas du défaut de signature, il appartient à l'employeur de justifier le paiement des sommes versées.

1ère situation : Reçu pour solde de tout compte signé par le salarié 

Article L1234-20 du Code du travail  "Le solde de tout compte, établi par l'employeur et dont le salarié lui donne reçu, fait l'inventaire des sommes versées au salarié lors de la rupture du contrat de travail"

"Le reçu pour solde de tout peut être dénoncé dans les six mois qui suivent sa signature, délai au-delà duquel il devient libératoire pour l'employeur pour les sommes qui y sont mentionnées" Il est établi en deux exemplaires et l'un des exemplaires est remis au salarié (Article D.1234-7 du code du travail)

Conséquences afférentes à la signature du reçu pour solde de tout compte 

-Il peut être dénoncé dans les six mois qui suivent sa signature, délai au-delà duquel il devient libératoire pour l'employeur, seulement pour les sommes qui y sont mentionnées. Peu importe qu'il soit rédigé en termes généraux (Cass. Soc. 14/02/2018 N°16-16.617)

-La dénonciation s'effectue par lettre recommandée avec accusé de réception (Article D.1234-8 du code du travail)

2è situation : Reçu pour solde de tout compte non signé par le salarié

Hypothèse non prévue par l'article L1234-20 du code du travail. Dans le cas où le salarié n'a pas signé ou a refusé de signer le reçu pour solde de tout compte, ce document a t-il une valeur juridique ? Le délai de prescription court t-il? La cour de cassation va apporter des précisions juridiques. 

-Rappel des faits et procédure : 

La société est placée en liquidation judiciaire le 04 avril 2023. Le 11 juillet 2023, le salarié saisit le conseil des prud'hommes, 20 mois après la rupture de son contrat de travail. il demande la fixation au passif de la société, d'une créance au titre de son solde de tout compte en arguant que les sommes établies sur le reçu ne lui ont pas été versées.

Le conseil de prud'hommes a rejeté la demande du salarié. La cour de cassation a cassé ce jugement.

- Seul le reçu pour solde de tout compte signé par le salarié fait preuve du paiement des sommes qui y sont mentionnées. A défaut de signature, il appartient à l'employeur de justifier de ce paiement. La charge de la preuve du paiement des sommes dues au salarié incombe à l'employeur et non au salarié. (Voir aussi Cass. Soc. 27/03/20219 N°18-12.792)

-Le reçu pour solde de tout compte non signé - Le délai de prescription ne court pas et il n'a pas libératoire pour l'employeur. Par conséquent, le salarié peut agir dans les délais de prescription classiques:

1- Action en paiement : Le salaire se prescrit par 3 ans

2- Action portant sur l'exécution du contrat de travail : 2 ans

3- Action portant sur la rupture du contrat de travail : 12 mois

Cour de cassation, 30 septembre 2026 N°25-12.861

Cabinet RYMO Conseil et Formation                                                                                                  Département communication et juridique

29/10/2026

LA COUR DE CASSATION PRECISE LES REGLES MAJEURES CONCERNANT LA NEGOCIATION ANNUELLE OBLIGATOIRE (NAO)

La Cour de cassation a précisé dans trois arrêts, les règles majeures concernant la négociation annuelle obligatoire (NAO) en droit français du travail.

I- Dans la 1ère affaire - Cour de cassation, 15 Avril 2026 N° 24-15.653 
Rappel des faits :
Les élections professionnelles ont été organisées au sein de l'UES en 2019. A l'issue du 1er tour, le syndicat national de la banque et du crédit (SNB CFE/CGC) a obtenu 32.56% des suffrages, alors que les syndicats CFDT (49.73%) et CGT (17.11%) des suffrages. Le 15 janvier 2021, la direction de l'UES a engagé la négociation obligatoire portant notamment sur la rémunération en invitant les organisations syndicales représentatives (OSR) à une première réunion fixée au 29/01/2021

A l'issue des trois réunions de négociation et échanges de correspondance, la direction de l'UES a, le 02/04/2021 soumis aux organisations syndicales représentatives une ultime proposition, puis par courriel, apporté des précisions sur celle-ci en indiquant qu'elle demeurait dans l'attente d'une réponse le 09/04/2021 suivant au plus tard.   
Les syndicats CGT et CFDT ont fait part de leur désaccord le 13 /04/2021 et le 16/04/2021, la direction de l'UES a établi un procès-verbal (PV) de désaccord reprenant le dernier état des propositions de chacune des parties et mentionnant les mesures qu'elle entendait appliquer unilatéralement.
Soutenant avoir accepté la dernière proposition de l'employeur émise dans le cadre des négociations, le syndicat SNB a saisi le tribunal judiciaire de demandes tendant au paiement de dommages-intérêts et à l'affichage de la décision à intervenir sur les portes des locaux des entités composant l'UES.

Réponse de la cour de cassation : Arrêt du 15 Avril 2026 N°24-15.653
Les juges de cassation rappellent qu'en application de l'article L2242-5 du Code du travail, les négociations obligatoires ne peuvent être considérées comme terminées tant qu'un procès-verbal de désaccord n'a pas été formellement établi. Par conséquent, l'employeur ne peut donc pas fixer unilatéralement une date de clôture opposable aux syndicats .
L'acceptation du SNB le 12/04/2021, soit 4 jours avant l'établissement du PV de désaccord, est intervenue alors que la négociation était toujours en cours et devait être prise en compte.

Les juges de cassation ont décidé dans un 2è temps que l'article L.2232-12 du code du travail prévoit deux voies de conclusion d'un accord d'entreprise :
-L'accord d'entreprise majoritaire (50% des suffrages valablement exprimés) et l'accord minoritaire d'entreprise (Plus de 30% des suffrages + validation par consultation des salariés.
Par conséquent, au regard de ce texte, l'employeur ne peut ni subordonner la conclusion de l'accord de NAO à une condition de majorité supérieure à celle prévue par la loi, ni refuser de signer avec un syndicat atteignant le seuil légal des 30%. En agissant ainsi, la direction de l'UES a violé son obligation de négociation loyale.

II- Dans la 2è affaire : Cour de cassation 19 Février 2026 N°23-20.103
Suite à un contrôle, l'URSSAF a adressé une lettre d'observations à une société, puis lui a notifié onze mises en demeure. Contestant ces redressements, la société a saisi d'un recours, une juridiction du contentieux de la sécurité sociale. 
Réponse de la cour de cassation : Arrêt de la Cour de cassation, 19 février 2026 N°23-20.103
Elle a rappelé que la pénalité prévue en cas de défaut de négociation salariale s'applique lorsque l'employeur, bien qu'il y soit légalement tenu, n'a pas accompli les diligences nécessaires pour organiser les élections professionnelles permettant la désignation des délégués syndicaux. 

Par conséquent, un employeur ne peut pas invoquer l'absence de délégués syndicaux pour justifier l'absence de négociation annuelle obligatoire lorsque cette situation résulte de son propre manquement à l'obligation de mettre en place des élections professionnelles. L'employeur  n'avait pas droit à la réduction FILLON - Pas de réduction de cotisations sociales si pas de négociation sociale. Le redressement de l'URSSAF est donc justifié. La Cour de cassation a validé le raisonnement de la Cour d'Appel 

III- Dans la 3è affaire : Cour de cassation, 21 octobre 2026 N°25-13.708
La cour de cassation a jugé que les propositions d'augmentation de salaire formulées par l'employeur au cours des négociations annuelles obligatoires (NAO), puis retirées, ne constituent pas un engagement unilatéral. 
Par conséquent, les offres ou promesses salariales faites par l'employeur lors des réunions de négociation ne l'engagent pas définitivement si elles sont par la suite abandonnées ou retirées avant la conclusion d'un accord. 
Les propositions retirées et absentes du procès-verbal (PV) de désaccord ne créent aucun droit acquis pour les salariés. 

Cabinet RYMO Conseil et Formation                                                                                                                             Département communication et juridique



28/10/2026

L'EMPLOYEUR PROPOSE UNE HAUSSE DE SALAIRES, PUIS LA RETIRE EN COURS DE NEGOCIATION : DOIT-IL L'APPLIQUER ? POSITION DE LA COUR DE CASSATION

Par un arrêt du 21 octobre 2026, la Cour de cassation a décidé que des augmentations de salaire proposées par l'employeur au cours de la négociation obligatoire, puis retirées, ne constituent pas un engagement unilatéral (Cass. soc. 21-10-2026, n° 25-13.708). 

Par conséquent, une proposition d'augmentation des salaires formulée par l'employeur pendant les négociations obligatoires (NAO) n'engage pas l'employeur si et seulement si celui-ci l'a retirée en cours de discussion et ne l'a pas reprise parmi les mesures unilatérales du procès-verbal de désaccord.

Tant que les discussions se poursuivent, la loi interdit à l'employeur d'arrêter seul des décisions dans les matières négociées. Selon la Cour de cassation, le retrait n'est déloyal lorsque les syndicats n'avaient pas encore accepté la proposition et que celui-ci repose sur des évènements survenus pendant les discussions.

Cour de cassation, 21 octobre 2026 N°25-13.708

Cabinet RYMO Conseil et formation

Département communication et juridique

27/10/2026

TRANSFERT D'UN SALARIE PROTEGE VERS UNE AUTRE SOCIETE DU MÊME GROUPE - AUTORISATION PREALABLE DE L'INSPECTEUR DU TRAVAIL OBLIGATOIRE

Par un arrêt du 7 octobre 2026 N°24-13.821, la Cour de cassation a décidé que le transfert d'un salarié protégé vers une autre société du même groupe, organisé dans le cadre d'une convention tripartite, nécessitait l'autorisation préalable de l'inspecteur du travail. Cette obligation s'applique même lorsque le salarié et les deux employeurs ont signé une convention tripartite.

Par conséquent, sans cette autorisation, la convention est nulle et le salarié protégé peut exiger de son employeur initial de retrouver son emploi d'origine.

Pour rappel, la convention tripartite est un accord signé entre le salarié, son employeur initial et son futur employeur. Elle permet d'organiser la poursuite de la relation de travail au sein d'une autre société du groupe, sans passer par un licenciement, une démission ou une rupture conventionnelle individuelle.

I- Rappel des faits et procédure :

Dans le cas d'espèce, le salarié a été engagé en qualité de conducteur de car en 2009 et a été désigné délégué syndical (DS) en 2017. Il rejoint une autre société du même groupe en qualité de superviseur dans le cadre d'une  convention tripartite.

Quelques mois plus tard, son nouvel employeur l'a licencié pour faute grave. Estimant que le transfert de son contrat de travail aurait dû être autorisé par l'inspecteur du travail, il a saisi la juridiction prud'homale en réclamant sa réintégration dans les effectifs de sa société d'origine.

II- La réponse de la Cour de cassation :

Dans l'arrêt du 07 octobre 2026, les juges de la haute juridiction civile ont décidé que l'autorisation prévue en cas de transfert partiel d'entreprise s'impose également lorsque la mobilité est prévue par convention tripartite. 

Ainsi, lorsqu'il s'agit d'un salarié protégé, l''inspection du travail doit autoriser le transfert avant sa mise en œuvre. L'accord des parties ne suffit pas. Cette exigence s'applique à tous les salariés protégés au sens de l'article L.2414-1 du code du travail. Notamment, les élus du CSE.

En l'absence de cette autorisation préalable, la convention tripartite est nulle et le salarié est en droit de retrouver son emploi auprès de son employeur initial, aux mêmes conditions de rémunération et conditions de travail.

Bon à savoir : La signature d'une convention tripartite entre l'employeur initial, le salarié protégé et son futur employeur, même si elle librement acceptée par les trois parties, nécessite l'autorisation préalable de l'inspecteur  de travail, avant sa mise en œuvre.

Cour de cassation, 7 octobre 2026 N°24-13.821  

Cabinet RYMO Conseil et Formation

Département communication et juridique

27/10/2026
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Note moyenne 5/5 4 avis
4 messages
herail isabelle
12/02/2026 8:34
En formation par Rymo conseil en décembre 2025 pour la formation CSE, j'ai beaucoup aimé le formateur très professionnelle et qui nous a appris à être rigoureux dans notre rôle de membre du CSE. René nous a donné les bagages et les connaissances suffisantes pour comprendre notre rôle au sein de la société. Je conseille vraiment cette formation à tout membre débutant au CSE. Un grand Merci à René
Jacques SOREL
30/01/2026 12:13
Formation de qualité - Formateur agréable et qui est un expert dans son domaine. Très à l'écoute et surtout disponible Nous avons passé un moment agréable
Merchionne karen
29/01/2026 16:53
Bonne Expérience, formation de qualité par un formateur très agréable qui maîtrise son sujet
Grunewald
29/01/2026 16:53
Bonne expérience, très bonnes connaissances, formation de qualité, et formateur très agréable.